vendredi 20 septembre 2024

Les disparitions, un sujet qui fascine

Ces derniers jours, des disparitions attiraient l’attention de nombreux internautes.

La disparition de Jean Michel Dupuis : Né à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime), le comédien Jean-Michel Dupuis est décédé à l’âge de 69 ans, suite à une longue maladie.

La disparition de Lina : Lina, 15 ans, a disparu le samedi 23 septembre.

La disparition de Dangolsheim : Fin de l’appel à témoins, après cette disparition inquiétante dans la nuit de samedi à dimanche.

– La disparition de James Earl Jones : Le comédien au timbre baryton, qui marqua des générations de fans de Star Wars avec son interprétation de Dark Vador est décédé à l’âge de 93 ans.

La disparition de Rich Homie Quan : La nouvelle de la disparition de Rich Homie Quan a choqué le monde du rap. Mais pas que.

La disparition de Laurent Tirard : Le cinéma français est à nouveau en deuil. Et cette fois, c’est un réalisateur au cœur de sa brillante carrière qui nous a quittés.

  • La disparition au lac de Vouglans : « un homme de 28 ans a disparu lors d’une sortie en pédalo sur le lac de Vouglans dans le Jura. »

Les disparitions dans la culture

Le thème des disparitions revient régulièrement dans la littérature et le cinéma ; le public est toujours attiré par le sujet. Le mystère, l’angoisse de l’inconnu, font écho à nos propres peurs et à nos interrogations sur l’existence.

  • Les romans policiers en sont la preuve : La disparition d’une personne est souvent le point de départ d’une enquête. Agatha Christie, Georges Simenon et de nombreux auteurs ont produit quantité de livres au succès incontesté.
  • Le cinéma n’est pas en reste : ces deux films en sont la preuve :

"Vertigo" d’Alfred Hitchcock : L’obsession d’un détective privé pour une femme qui semble avoir disparu le conduit dans un tourbillon vertigineux.

"Mulholland Drive" de David Lynch : Ce film énigmatique explore les thèmes de l’identité, de la mémoire et de la disparition, dans un univers onirique et déroutant.

Pourquoi cette attirance ?

Lors d’une disparition, l’imaginaire se déchaîne pour combler les blancs.

La peur de l’inconnu, de l’abandon, de la mort, sont des sentiments universels que la disparition exacerbe.

***

Depuis la nuit des temps, la disparition fascine, inquiète. Les supports médiatiques exploitent ce créneau et l’Homme s’y intéresse toujours autant.

Christian Dechartres - écrivain public 


lundi 16 septembre 2024

L'abbé Pierre, un terrible pècheur : le silence enfin rompu

L’affaire de l’abbé Pierre soulève des questions sensibles, qui touchent la foi, la morale et la psychologie.

La chute de l’icône et les questions qu’elle soulève :

La complexité de l’être humain : L’abbé Pierre, a commis des actes répréhensibles ; mais l’ensemble de son œuvre est bien réel.

L’image publique : Les figures emblématiques sont souvent placées sur un piédestal. Lorsque leur image se fissure, la déception prend une terrible ampleur.

La responsabilité collective : L’Église a une énorme part de responsabilité dans ces affaires. Le silence et la minimisation des faits pendant de nombreuses années ont permis à certains agresseurs de continuer à agir en toute impunité. C’est tout simplement intolérable.

  • Le pape dit : « L’abbé Pierre est un terrible pécheur ». Ces mots suffisent-ils de la part du chef suprême de l’Église ?

Les prêtres et la santé mentale :

  • L’absence de vie familiale peut avoir des conséquences psychologiques importantes. L’isolement, la frustration et la difficulté à gérer certaines pulsions peuvent être des facteurs de risque.
  • Les pathologies psychologiques : Des études suggèrent que les personnes isolées socialement peuvent être plus vulnérables à certains troubles mentaux.
  • La nécessité d’un accompagnement : Les prêtres, comme tous les êtres humains, ont besoin d’être soutenus et accompagnés. Un suivi psychologique régulier pourrait contribuer à prévenir les dérives et à favoriser le bien-être.

Les enseignements :

Personne n’est à l’abri de commettre des erreurs, même les personnes que nous admirons le plus. Gardons à l’esprit que l’adoration, l’idolâtrie nous privent d’un jugement objectif.

La question de la santé mentale des prêtres, tout comme celle de la prévention des agressions sexuelles, mérite d’être abordée avec le plus grand détachement. Méfions-nous de nos croyances et n’accordons pas notre pardon à ceux qui ont commis l’irréparable. Ce serait fournir un pitoyable exemple aux jeunes.

Christian Dechartres

Maintenant, l'héritage paralympique pour tous

Au-delà des records et des médailles, ces jeux ont offert au public une leçon d’humanité, de courage et de résilience. Les para-athlètes, nous ont montré que le handicap n’est pas une limite, mais parfois un tremplin.

Le défi post JO

Les performances des para-athlètes sont le fruit d’un travail acharné, d’un accompagnement spécifique et d’investissements importants. Pour que l’héritage des Jeux Paralympiques perdure, la société tout entière doit traduire ces succès en actions concrètes dans toutes les activités du quotidien.

Un enjeu de société

Créons maintenant un environnement où chaque personne en situation de handicap puisse s’épanouir, développer ses talents et participer pleinement à la vie sociale.

Pour réaliser cet objectif :

L’accessibilité : Aménager les espaces publics, les transports, les bâtiments pour qu’ils soient utilisables par tous, quel que soit leur handicap.

Favoriser l’emploi : Lutter contre la discrimination à l’embauche et favoriser l’inclusion professionnelle des personnes handicapées.

L’accompagnement adapté : Mettre en place des services d’aide à domicile, des aides techniques et des accompagnements.

Sensibiliser : Changer les mentalités et lutter contre les préjugés, le regard doit changer à l’égard des personnes handicapées.

 

Agir tous ensemble

Les Jeux Paralympiques nous ont montré le possible. Il nous appartient - à tous - de poursuivre cet élan et de faire de l’inclusion une réalité pour tous. Les entreprises, les collectivités, les politiques, les associations et chacun d’entre nous ont un rôle à jouer.

À nous de jouer

Les Jeux Paralympiques nous ont distraits, mais retenons la leçon : nous avons maintenant le devoir de changer la société ; nous la ferons plus inclusive et plus solidaire. Tous ensemble, nous ferons vivre l’esprit paralympique au quotidien à celles et ceux qui souffrent d’un handicap.

Christian Dechartres 

Sans les autres, nous ne sommes rien


Que serions-nous sans les autres ? Les interactions humaines façonnent notre identité.

 

Sans les efforts de ma maîtresse en primaire, que serais-je aujourd’hui ?

 

Le pouvoir des échanges

Sans les propos contradictoires qui bousculent mes certitudes, mon esprit se serait-il ouvert ? Les confrontations d’idées nous poussent à réévaluer nos croyances.

 

Lecture et écriture, des vecteurs de partage

Sans la passion pour la lecture et l’écriture qui m’est venue grâce à des gens d’horizons très différents, je n’aurais pas cette capacité d’analyse qui m’aide dans tous les domaines au quotidien.

 

L’interdépendance humaine

Sans les autres, nous ne sommes rien. Chaque rencontre, chaque échange nous construit un peu plus.

Notre aptitude à nous ouvrir aux autres, à mieux nous connaître, nous permet de découvrir les trésors inestimables de la convivialité, du partage, et des relations humaines. Notre horizon s’élargit.

 

 

* Si je n’étais pas allé interroger des témoins de notre histoire commune, si je n’avais pas sollicité des archivistes, mes connaissances seraient limitées. Les « autres » nous enrichissent de leurs savoirs.


Christian Dechartres

 

jeudi 8 août 2024

Vie familiale des prêtres


* L’Islam

La religion valorise la famille et la procréation. Le mariage est vu comme le cadre idéal pour fonder une famille et élever des enfants dans les valeurs islamiques.

Stabilité et épanouissement : Le mariage est censé apporter de la stabilité et de l’épanouissement dans la vie des imams. Cela leur permet de se concentrer sur leurs responsabilités religieuses et d’offrir un meilleur soutien à leur communauté.

Pratique recommandée du Prophète Muhammad. Les imams et autres érudits religieux se marient souvent et ont des familles.


* Le judaïsme

La tradition juive met une grande importance sur la fondation d’une famille et la transmission de la foi aux générations futures. Le mariage est considéré comme le cadre idéal pour avoir des enfants et les élever dans les valeurs juives. La famille et le foyer sont au cœur de la vie juive, et un rabbin marié peut mieux comprendre et conseiller ses fidèles sur des questions familiales et matrimoniales.


* L’Église catholique

Le célibat des prêtres - versus le mariage des pasteurs, des imams, des rabbins - soulève des questions psychologiques.  

Le renoncement à la vie familiale et sexuelle peut être source de difficultés psychologiques pour certains, notamment en termes de solitude, de frustration affective et de tentations sexuelles.

Un homme peut-il promouvoir l’amour, la procréation en permanence et mener sa vie à l’opposé de celle qu’il promeut ?


Conclusion

La question de savoir si un homme peut être contraint au célibat sans conséquences sur son équilibre psychologique dépend en grande partie de la préparation, du soutien, et de la vocation personnelle de chaque prêtre. Le célibat peut être vécu de manière positive par certains, mais pour d’autres, il peut engendrer des défis significatifs.


Christian Dechartres - écrivain public


lundi 29 juillet 2024

"1940 : Kolb brave les conventions", l'histoire incroyable d'un capitaine alsacien

L’histoire du livre


Ces dix dernières années, j’ai travaillé sur l’histoire du capitaine Kolb qui avait acquis une maison en Touraine après les accords de Munich en 1938. La guerre était inévitable, il voulait un point de chute en Touraine, région qu’il pensait plus sûre après l’invasion allemande imminente.

- En 2014 et 2015, j’ai rencontré à plusieurs reprises son fils à Bourgueil. Il m’a montré le carnet de route de son père complété chaque jour à partir de sa capture au Catelet le 18 mai 1940.

- Un peu plus tard, j’ai poursuivi mes investigations aux archives militaires de Caen.

- En 2021, j’ai refait le parcours du capitaine Kolb du Catelet jusqu’à Hirson. En reprenant ses notes, j’ai traversé les villages, interrogé les habitants les plus âgés, questionné des élus, des gens passionnés par l’histoire.


Ce capitaine de l’armée française était Alsacien. Après sa capture, il sera missionné par le commandement allemand pour mener une colonne de prisonniers vers Hirson, ses échanges avec les officiers de la Wehrmacht peuvent surprendre le lecteur. Mais les discussions révèlent toute l’absurdité de la guerre.


L’échec français en mai 1940 : en interrogeant des habitants de la région traversée par la colonne de Kolb, j’ai compris que les Français qui avaient vécu la première guerre n’avaient plus envie de revivre le même cauchemar.


Le capitaine alsacien évoque - après son retour de l’Oflag - le passage de soldats allemands près de sa maison alors que des maquisards sont à deux pas. Il évitera, dit-il, un désastre.


La présentation « officielle » du livre


En 1940, le capitaine Kolb, un Alsacien, se retrouve au cœur de la tourmente. Son carnet de route, retrouvé par hasard, nous offre un témoignage unique sur la campagne de France et les choix difficiles auxquels les soldats étaient confrontés. À travers ses yeux, nous découvrons les coulisses d’une guerre absurde et les rencontres inattendues qui peuvent naître dans les moments les plus sombres. Mais ce livre ne se contente pas d’être un récit historique. Il explore également les émotions, les doutes et les dilemmes d’un homme pris dans la tourmente de l’Histoire. En interrogeant des témoins et en parcourant les traces de Kolb, l’auteur vous invite à une réflexion sur la nature de la guerre, la résistance et la fraternité.

* Ce livre raconte l’histoire d’un homme ordinaire confronté à des événements extraordinaires. À travers le parcours du capitaine Kolb, l’absurdité de la guerre et les dilemmes moraux apparaissent plus que jamais."

  • Les sources : les carnets de route de Kolb et les témoignages recueillis auprès des habitants apportent un éclairage nouveau sur un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale.

Les conversations du capitaine Kolb avec les officiers allemands révèlent une réalité complexe, loin des clichés. Comment un officier français a-t-il pu nouer des liens avec ses ennemis ?

Ce livre s’adresse à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux de la Seconde Guerre mondiale et les conséquences de ce conflit sur la vie des populations et des Alsaciens en particulier.


Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr  

https://www.thebookedition.com/fr/1940-kolb-brave-les-conventions-p-408502.html



mercredi 20 mars 2024

Parcours insolite d'un écrivain public


 Vous êtes écrivain public ? Mais vous faites quoi ?

Que de rencontres improbables !

Que d'expériences inimaginables avant d'exercer ce métier.

Au fil des pages, vous partagez le quotidien d'illustres inconnus, mais aussi de personnalités qui ont jalonné notre histoire.

dimanche 25 février 2024

Sukkwan Island de David Vann

Ce livre paru en 2009 a été considéré comme l’un des plus marquants à cette période.

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska. Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille à la construction d’un catamaran avec lequel il effectue un tour du monde à la voile.

  • Une île sauvage du sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal.
  • La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Sukkwan Island est une histoire au suspense insoutenable. Avec ce roman, David Vann s’installe d’emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan.

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David Vann est également l’auteur de "Désolations", "Impurs", "Goat Mountain", "Dernier jour sur terre", "Aquarium", "L’obscure clarté de l’air", "Un poisson sur la lune".

Couronné par le prix Médicis étranger en 2010, "Sukkwan Island" est un livre inoubliable traduit en dix-huit langues dans plus de cinquante pays -qui nous entraîne au cœur des ténèbres de l’âme humaine.

Christian Dechartres – écrivain public 

 


Sinistre chapitre de l’histoire de l’Irlande.


Le Mother and Baby Home de Tuam en Irlande était une institution qui a fonctionné de 1925 à 1961. C'était un foyer pour mères célibataires et leurs enfants, géré par les Sœurs du Bon Secours, une congrégation religieuse catholique romaine. Ces institutions - assez répandues en Irlande à l'époque - ont été critiquées pour les conditions difficiles dans lesquelles les femmes et les enfants étaient contraints de vivre.

En 2014, des chercheurs de l'Université nationale de Galway ont découvert des preuves de l'inhumation de 796 bébés et enfants dans une fosse commune adjacente au site du Mother and Baby Home à Tuam. Ces découvertes ont ravivé le débat sur le traitement des mères célibataires et de leurs enfants dans ces institutions en Irlande.

L'annonce de la découverte de la fosse commune a conduit à des appels à des enquêtes approfondies sur les pratiques dans les Mother and Baby Homes à travers l'Irlande et sur la manière dont les femmes et les enfants y ont été traités. En 2015, le gouvernement irlandais a mis en place la Commission d'enquête sur les foyers mères-enfants pour faire la lumière sur ces pratiques et faire reconnaître les souffrances subies par les femmes et les enfants dans ces institutions.

Les révélations sur le Mother and Baby Home de Tuam et d'autres institutions similaires en Irlande ont suscité une prise de conscience accrue de l'histoire sombre et souvent cachée de la manière dont les femmes célibataires et leurs enfants ont été traités par la société et par les institutions religieuses et gouvernementales.

Quand le Home a été fermé en 1961, les sœurs n'ont même pas signalé où les enfants avaient été enterrés, elles voulaient qu'ils soient oubliés.

Ce sont plus de 50 000 femmes et plus de 50 000 enfants qui sont passés par ces institutions entre 1922 et 1998.

Christian Dechartres – écrivain public Mother and baby home